SANS TOIT NI LOI

(Agnès Varda - 1985 - France - 105' - Avertissement)

Samedi 18h, sous le chapiteau

Deux ans après À nos amours (samedi 16h sous ce même chapiteau), une rôle pour Sandrine Bonnaire qui l'inscrira définitivement dans le cœur des Français.

Un immense succès public !

Le corps sans vie de Mona est retrouvé un matin d’hiver dans un fossé. Ceux qui ont croisé la route qu’elle avait décidé de tracer seule, essayent de la raconter. Ces inconnus, au destin juste un peu moins incertain que celui de Mona, permettent de reconstituer la courte vie de la jeune fille. Ils dressent alors le portrait d’une adolescente sauvage et crasseuse qui s’était peut-être tout simplement trompée de chemin…

Agnès Varda : « Lerrance  et  la  saleté  sont  des  sujets  qui  me  fascinent.  Quand  je  préparais  le  film,  j’avais  bien  noté  que  les  vagabonds étaient de plus en plus jeunes. C’est dans les années 1980 que sont apparues sur les routes et sous les porches de très jeunes filles, non pas perdues, mais décidées à vivre leur liberté de façon sauvage et solitaire. J’en ai rencontré plusieurs. En 1984, les clochards étaient une catégorie codifiée mais les « routards » n’étaient nommés S.D.F. (Sans Domicile Fixe) que par la police. Ce n’est que plus tard qu’ils sont devenus un problème de société dont on parle. À cette époque, l’Armée du Salut existait discrètement et les couvents offraient de la soupe à ceux qui venaient sonner, mais l’Abbé Pierre n’avait pas refait surface, Coluche n’avait pas inventé « les Restos du Cœur » et les magazines parlaient d’autre chose. C’est sans doute pourquoi, quand le film est sorti début décembre 1985, il a surpris et a attiré tant de public (1.100.000 entrées en France). Le « Lion d’Or » gagné au Festival de Venise faisait son petit effet, mais c’est surtout le sujet en corrélation avec le temps glacial de cet hiver-là et l’extraordinaire présence de Sandrine Bonnaire en Mona-peu-sympathique qui ont captivé le public. Ma façon de raconter sans doute aussi. Je voulais que le film soit rude, sans complaisance ni coquetteries. »

Avec la participation des communes de Étoile Saint-Cyrice, Garde-Colombe, Laborel, Nossage et Bénévent, Orpierre, Sainte-Colombe, Trescléoux et Villebois.
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