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Le Petit Diable
(Il piccolo diavolo)

(Roberto Benigni – 1988 – ITA – 106' – VOSTFR)

Vendredi 21h45, au temple

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Le père Maurice est appelé pour un exorcisme et réussit à libérer une
femme de l'être qui la possède. Mais celui-ci lui glisse entre les doigts et prend vie dans un corps autonome et inattendu. Ce diablotin affirmant s'appeler Giuditta, semble s'être échappé de l'au-delà pour découvrir le monde, en être innocent et curieux de tout. Fantasque et primesautier, le «démon» va bouleverser la vie de Maurice au fil de nombreuses et extravagantes tribulations.

 


«...Benigni è l'uomo-orchestra di sempre: imprevedibile, strampalato, ruspante e raffinato insieme...» Tullio Kezich. La Republica. 15/10/1988. (Benigni est l’homme-orchestre de toujours, imprévisible, bizarre, libre et raffiné à la fois.)


«Héritier de la Commedia dell’Arte, descendant artistique du comique napolitain Totò, le comédien et réalisateur Roberto Benigni s’impose comme une véritable figure du débordement dans le panorama culturel italien, tant par les personnages excentriques qu’il incarne à l’écran que sur le plan extra-cinématographique. Pour ce clown initié très tôt à l’art de la scène par les poètes improvisateurs de sa Toscane natale, toute apparition publique est l’occasion de donner libre cours à sa vitalité corporelle explosive, ainsi qu’à sa verve logorrhéique et irrévérencieuse. Au sein de la fiction cinématographique, les divers personnages auxquels il prête ses traits, dans ses propres réalisations ou chez d’autres metteurs en scène, sont autant de facettes du personnage filmique que Benigni a esquissé dès la fin des années 1970 : leurs outrances sont à la mesure de la personnalité spectaculaire de leur interprète, projetée dans la diégèse et actualisée d’un récit à l’autre. Si à partir de La vie est belle (La vita è bella, 1997), l’œuvre du cinéaste se charge d’une dimension tragique nouvelle, l’ensemble de ses longs- métrages n’en révèle pas moins une évidente prédilection pour le genre de la comédie et les ressorts du burlesque. Mais loin de viser la seule mise en situation valorisante du bouffon et le divertissement exclusif du public, le comique de farce développé par l’acteur-réalisateur s’avère être le vecteur d’un discours satirique qui sert la peinture corrosive des contradictions et dysfonctionnements de la société italienne de la fin du XX° siècle.» Diane Bracco. [ Le diable au corps : Roberto Benigni ou l’incarnation de la démesure]

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